Match Caen - Dijon: quand la moutarde monte au nez des Drakkars

Publié le par Fana et Tics

Logo-Drakkars-NV-blanc.jpg 6 Vs 3 dijon

 

Victoire sans appel des Drakkars de Caen contre les Ducs de Dijon. Les caennais ont rapidement mené les débats par un but à 1min57 suite à tir de Jérémie Romand qui a ouvert son compteur de points de la saison ce soir. Aram Kevorkian en prison, la première situation de Power play fut la bonne pour les caennais.

Le fait de mener aussi tôt dans la partie a donné confiance aux caennais que l'on sentait beucoup plus incisifs que lors des 3 derniers matchs où ils n'ont pas réussi à marquer un seul but. Une fois ce syndrome Benzema oublié, Luc Chauvel a lâché les jeunes caennais sur la glace pour palier à l'absence de Brice Chauvel, laissé finalement au repos, et de Fabien Metais qui sera absent au moins un mois et demi.

Dans la neuvième minute, les hommes de Tolvanen égalisent par un but casquette. Lucas Normandon ralentit trop le palet tiré par Nicolas Ritz, qui saute doucement au-dessus de son épaule droite et va tranquilement franchir la ligne de but. Le score n'évoluera plus, mais certains ont remarqué que dans ce tiers Damien Grendka n'a pas perdu un seul de ses engagements.

Dans le 2ème tiers, les dijonnais reviennent sur la glace avec de nouvelles intentions. Le coach Tolvanen a dû se fâcher dans le vestiaire. Ils prennent même la tête au bout de 3min21 à la stupeur générale, par Peter Valier qui ramasse un palet trainant devant la cage après un tir de l'ancien caennais Thomas Decock.

Peu secoué par ce but, Caen accélère, et sur une prison de Stephen Dugas, Charles Geslain débloque lui aussi son compteur de buts après une passe de JC Gauthier et Shawn Stuart. Sur cette action, l'arbitre lève le bras pour une pénalité différée et Normandon sort de sa cage pour laisser la place à un attaquant supplémentaire. Les Drakkars ne se précipitent pas et Geslain concrétise l'action. Nous voilà revenus à égalité. Malgré le but, Maxime Robichaud va remplacer Stéphen Dugas en zonzon.

Décidement, il n'est pas question de laisser les dijonnais respirer puisque 52 secondes plus tard, c'est au tour de Kevin Da Costa de lever les bras, assisté du capitaine Thibault Geffroy et de Nicolas Deshaies. Les Drakkars prennent de nouveau la tête. Buysse a totalement craqué sous les assauts tant des joueurs que des supporters.

Les Ducs sont assommés, désorientés, et les Drakkars en pleine confiance, décident d'en profiter à nouveau pour faire le break. Ce coup-là c'est un défenseur qui va faire parler la poudre en la personne d'Alexis Birolini, servi par Da Costa et Gauthier à la 11ème minute. Les caennais sont étonnants de réalisme au grand plaisir du public caennais. En effet, en seulement 2 min 16, les caennais sont non seulement revenus à la hauteur des Ducs, mais se sont offerts 2 unités supplémentaires au tableau d'affichage.

Ce retour fulgurant n'est pas du goût des dijonnais. Les esprits s'échauffent et Damien Grendka prouve à un homme en jaune : Gauthier, qu'il va falloir arrêter de lui marcher dessus (pourtant il fait 1M92...) en lui assenant 2 ou 3 crochets qui doivent faire la fierté de Jérémie Romand. Hugo Damy est aux prises avec un autre protagoniste (Roussel) pour une vague histoire de crosse haute, et tout le monde va aller jouer à la belote en prison avec 2+2 par tête de pipe.

Histoire de tuer toute velléité de représailles au score, Alexis Birolini, encore lui, loge un palet en pleine lucarne de Buysse sur la dernière action du tiers alors que Benoit Quessandier purge 2 minutes pour retenir un adversaire. Les caennais tirent peu en Powerplay, mais le palet circule bien et quand le décalage est fait le tir part généralement dans le filet du pauvre Buysse. Fin du tiers sur le score de 5 à 2.

 

Le dernier tiers démarre beaucoup plus calmement, Caen ayant probablement décidé de gérer. Il ne faudrait pas que nous ayons encore des patients pour le doc. Ce faux rythme endort quelque peu les caennais. Dijon va essayer de jouer son va-tout, et à 12min27 Aram Kevorkian profite d'une erreur de Normandon pour revenir à 5 à 3. Seulement les caennais ne l'entendent pas de cette oreille et les hommes du Coach Chauvel font bien comprendre à ceux de Coach Tolvanen qu'il n'est pas question d'espérer un instant revenir au score car seulement 8 secondes après l'engagement (oui oui 8 secondes !!!) Jérémie Romand clôt définitivement les débats en inscrivant son 2ème but de la soirée sur une passe de Thiery Poudrier et Charles Geslain. Le score sera figé jusqu'au coup de sifflet final.

 

Ce que je retiens de ce match:

-nos "gamins" sont capables de tenir leur rang. Ils se sont tous battus avec acharnement et on fait un très gros travail de grattage de palets dans les bandes.

-le Powerplay de Caen peut être efficace : 4 buts sur 6

-la défense peut être hermétique en infériorité numérique : 0 but encaissé sur 8 pénalités.

-Hugo Damy et Damien Grendka se sont payés le luxe de sortir Gauthier et Roussel.

-Jérémie Romand sans prison c'est quand même bien agréable, et comme il s'énerve moins il peut en profiter pour scorer.(X2)

-Alexis Birolini se serait-il découvert des talents de fine gâchette? Ce n'est pas pour me déplaire.

Publié dans fanaticsdecaen

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